BO023 French Film Discussion

  • 02 Oct 2026
  • 04 Dec 2026
  • 3 sessions
  • 02 Oct 2026, 2:00 PM 3:30 PM (CEST)
  • 06 Nov 2026, 2:00 PM 3:30 PM (CET)
  • 04 Dec 2026, 2:00 PM 3:30 PM (CET)
  • Remote on Zoom
  • 6

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COURSE DESCRIPTION: For this advanced French course, you will watch a film at home (available on Netflix, Amazon Prime, Canal Plus, Orange, YouTube and other platforms) before a lively and engaging discussion in class. Each month a new film provides a basis for an immersive lesson with authentic spoken language and cultural reference points. If you love movies, there’s no more enjoyable way to increase vocabulary, improve conversational skills, and deepen your understanding of French cinema and culture. 

Each discussion will focus on analyzing the film from different angles:

  • Creation; production; and reception, both critical and commercial
  • Screenplay, direction, and artistic collaborations such as script, cinematography, acting, and music
  • Specific features in the director's filmography and its place in the French cinema of his/her era.

Trimestre d'automne: Danielle Darrieux, une actrice dans un siècle

Ses initiales DD ont été célèbres avant celles de BB. Danielle Darrieux (1917-2017) est décédée à 100 ans, après avoir tourné avec les plus grands cinéastes. Elle débute en 1931, à l’âge de 14 ans, et capte la lumière en incarnant la jeune femme moderne du cinéma français. En 1936, elle devient une star internationale avec Mayerling. Hollywood lui ouvre ses portes. Elle devient alors la plus populaire des actrices françaises et un modèle féminin. Dans les années 50, elle triomphe aux côtés de Gérard Philipe, Jean Gabin ou Jean Marais. Elle devient la muse de Max Ophüls. En 1967, Jacques Demy la choisit pour Les Demoiselles de Rochefort. En 2002, François Ozon la dirige dans 8 femmes. Ingénue, libre, inventant un ton et un style sans pareils, Danielle Darrieux incarne la femme française moderne et libre. Parcours en 3 films emblématiques dont le point commun est les années 50, une décennie de reconstruction de la France, où la femme est encore enfermée dans des rôles traditionnels, que Darrieux incarne et transcende par son jeu d’une éclatante modernité. 

Madame de (1953) de Max Ophuls

Avec DD, Vittorio de Sica, Charles Boyer

Une histoire prétexte de boucles d’oreilles en forme de cœur qui circulent de mains en mains et de capitale  en capitale, pour raconter le destin tragique d’une grande bourgeoise succombant à la passion. La mise en scène totalement virtuose de Max Ophüls, le style de jeu de Danielle Darrieux nous entraînent dans une valse étourdissante et intemporelle. Un des trois films du duo Darrieux - Ophüls.

La Vérité sur Bébé Donge (1952) de Henri Decoin

D’après Georges Simenon, avec DD, Jean Gabin

François Donge, riche industriel, a épousé Elisabeth d’Onneville surnommée «Bébé ». Sentimentalement déçue, incomprise de tous, BB empoisonne son mari. Sur son lit de mort, François revoit son passé et comprend ses erreurs.

Ce film sombre réalisé par le premier mari de Danielle Darrieux rend parfaitement l’univers des romans de Simenon. Ce drame de l’incompréhension, construit en de multiples flash backs, ne juge pas de manière morale l’héroïne, mais montre au contraire la prison patriarcale dans laquelle la société a tenté de l’enfermer.  Le film est une autopsie du couple bourgeois et porte un message féministe très en avance pour son époque.

8 femmes (2002) de François Ozon

Avec DD, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Virginie Ledoyen, Ludivine Sagnier

Dans les années 50, à l’approche de Noël, la neige tombée en abondance isole une maison familiale dont le propriétaire est retrouvé poignardé. Le coupable est forcément l’une des huit femmes réunies pour les fêtes et prisonnières de la tempête : sa femme, sa sœur, sa belle-sœur, ses deux filles, sa cuisinière, et sa femme de chambre.

S’inspirant d’un succès du théâtre de boulevard, François Ozon nous propose une comédie grinçante, un sulfureux huis clos au cours duquel les manœuvres les plus basses sont déballées par une famille aux abois. Il offre à ses huit actrices un intermède musical leur permettant de chanter un solo. La mise en scène joue sur le mensonge et les faux semblants. Hommage de François Ozon aux actrices et singulièrement à Danielle Darrieux.

  • ABOUT THE INSTRUCTOR: A graduate of Sciences Po Paris and ESCP Business School with a master's in political philosophy, Pascale Borenstein co-founded the first professional training course for screenwriters, the Conservatoire Européen d'Ecriture Audiovisuelle (CEEA), which she subsequently directed. From 2004 to 2017, she was Director of International Relations and Continuing Education at France's national film school, La Fémis, where she collaborated with the film departments at NYU, Columbia University, and Calarts. Pascale is the co-author of "Histoire de films français" published by Bordas and a lecturer at l'ICART (École du Management Culturel & Marché de l'Art).

Good to know: 

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